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À l’écoute des personnes handicapées
Voilà un peu plus d’un an que les référents Handicap* sont en place, disponibles et à l’écoute de nos concitoyens qui pour une raison génétique ou autre - accident de la route, maladie, ou tout simplement atteinte de l’âge... sont en butte aux difficultés voire aux embûches de la vie quotidienne.

Conformément à la Loi, une Commission accessibilité, est maintenant en place à Saran et l’action envers les personnes souffrant d’un handicap va se poursuivre.
Cette Commission, lors de sa réunion du 8 février dernier, a émis le voeu de voir réaliser un document concernant l’accessibilité des bâtiments publics de la Commune aux handicapés. Une jeune stagiaire sera donc chargée, dès la rentrée, de réaliser ce mémoire qui doit permettre à tous les Élus et aux différents Services municipaux de prendre conscience des pièges qui guettent les personnes atteintes d’un handicap dans leur existence de chaque jour.
Certes, il ne faut pas se leurrer, la Commune ne pourra pas tout faire et ne pourra pas d’un coup de baguette magique résoudre tous les problèmes rencontrés. Nous voilà confrontés à un travail de longue haleine et tous les partenaires doivent se sentir concernés au plus haut point. Il ne s’agit plus pour l’État de discourir en se contentant de promulguer des lois, ni pour la Région, le Département ou l’Agglo de se proclamer « seulement » solidaires...
NON ! Il faut maintenant agir, se donner les moyens financiers, se retrousser les manches et faire que dans ce XXIe siècle qui commence, plus personne ne soit laissé pour compte.
*Emeline Guillaumot, M. N. Martin, Jacques Mazzuca adjoint au maire chargé des sports, référent Handicap de la ville de Saran
Améliorer la qualité de la vie
L’accessibilité, maître mot.
* Forte présence à l’occasion de la deuxième rencontre publique consacrée aux saranais(es) handicapés(es), le 24 mai dernier, dans la salle annexe du château de l’Étang. L’occasion de dresser un état des lieux des aménagements et des démarches réalisés ou en cours, mais aussi de recueillir des demandes et d’esquisser des projets.
« Accessibilité ». Ce terme qui conditionne entièrement le quotidien des personnes handicapées fut omniprésent lors de cette deuxième réunion. Une rencontre à l’ordre du jour particulièrement chargé, animée par Jacques Mazzuca, adjoint au maire délégué aux sports et « référent handicap », en présence de nombreux interlocuteurs et d’élus de la ville. Nombre de travaux ont été effectué sur la commune au cours du dernier semestre.
La Salle des fêtes, en premier lieu, accueille à présent deux wc aménagés
(hommes et femmes), mais aussi un stationnement spécial handicapés
face à l’entrée. La rampe d’accès à la salle a été revue cet été, quant
au système d’ouverture électrique des portes, il est actuellement à
l’étude. La Salle du Lac est désormais équipée d’une nouvelle rampe. En
projet, la réalisation de wc et la mise en place d’une signalétique. A
l’étang du château, les pêcheurs handicapés disposent maintenant d’une
plate-forme et d’un ponton. En cours de travaux : l’acheminement.
En matière de stationnement, une place a été créé à la MLC, et le parking
de la rue de la Fontaine est en cours de restructuration. Rue du Bourg, les futurs aménagements réalisés par l’Agglo donnent lieu à une étude et à une prochaine réunion avec les riverains. Au programme : trottoirs, piste cyclable et places de stationnement. L’arrêt de bus « Narcisses » a fait quant à lui l’objet de l’abaissement des trottoirs. La mise à niveau des quais est en cours.
Un accès, au sens le plus large
La mise en place officielle le 8 février dernier de la Commission Communale d’Accessibilité démontre bien la volonté de la ville de ne
pas s’arrêter en si bon chemin. L’accessibilité pour tous aux services municipaux se traduit par la formation, en cours, de sept employés
communaux à la langue des signes. Elle passe également par l’accueil en stage de deux étudiantes handicapées. Elle se poursuit toujours en matière d’emploi, où des efforts significatifs sont faits pour la pleine intégration des personnes handicapées au sein des services municipaux.

Un accent tout particulier est également porté sur l’accès à la culture, aux sports et aux loisirs. Outre la création d’un atelier sportif hebdomadaire en mai dernier, l’ASFAS et l’USM poursuivent leur démarche volontariste d’ouverture aux personnes handicapées. Au centre nautique, la formation à l’accueil des maitres nageurs sauveteurs et l’acquisition d’un fauteuil pour accéder à la douche et aux plages sont programmées. La mise en place d’un bras mobile afin de descendre dans les bassins est à l’étude.
Les talents de tous sont également sollicités à travers la réalisation,
en lien avec le service communication, d’une exposition photos annoncée pour courant 2008. Un travail axé sur les multiples potentialités des personnes handicapées.
En matière de vie quotidienne, des démarches sont menées par la commune en ce qui concerne le logement. Au-delà de l’examen des nombreuses demandes d’aménagement et l’intervention en ce sens auprès des bailleurs, la ville a obtenu la création d’un appartement adapté dans le nouvel immeuble de la rue Fernand-Léger. Des études d’adaptabilité sont en cours quant aux logements municipaux. Côté déplacements et transport, l’adaptation aux handicaps de la ligne 4 de la SETAO se poursuit. La ville a également décidé de se montrer intransigeante quant au respect par tous des stationnements réservés : plus de 200 procès-verbaux ont déjà été dressés par la police municipale cette année.
De nombreuses autres actions sont en cours afin d’améliorer l’accessibilité aux personnes handicapées.
Prochain état des lieux à l’issue de la rencontre programmée cet automne.
Un atelier sportif
Dans la dynamique qui s’est installée sur la commune depuis un an, le service municipal des sports a ouvert, en mai dernier, un atelier de pratiques sportives dédié aux personnes handicapées. Mise en place à titre expérimental, cette activité donne toute satisfaction à
ceux qui ont participé aux premières séances. Céline Weber et Duarte Da Costa, tous les deux éducateurs sportifs diplômés, se sont spécialisés dans le domaine de l’accueil du public handicapé. Ils encadrent cette activité avec beaucoup de professionnalisme et de bonne humeur.
En effet, si les objectifs au niveau physique consistent à entretenir les acquis de la personne, à prolonger son autonomie, améliorer sa condition et ses capacités motrices..., il n’en reste pas moins que les notions de loisir, d’échange et de prise de confiance font partie du projet à part égale. Activités gymniques en salle mais aussi jeux d’adresse (tir à l’arc, pétanque...), sports collectifs, orientation, vélo, activités aquatiques... tout est ouvert et décidé avec les participants d’une séance à l’autre.
Bien entendu le but final n’est pas la pratique en compétition. Cependant cet atelier est conçu comme pouvant servir de passerelle vers les différentes sections de l’Union Sportive
Municipale, lesquelles s’ouvrent de plus en plus aux Saranais porteurs de handicaps (tennis de table, gym d’entretien...). Le sport, un
excellent vecteur pour permettre aux personnes de prendre confiance et de s’intégrer dans la vie sociale de sa ville.
Atelier sportif de remise en forme
* Renseignements et inscriptions auprès du service municipal des sports : Tél 02 38 80 34 05.
Réservé aux personnes domiciliées à Saran. Places limitées.
Référent handicap
Contribuer dans le respect mutuel

Journaliste au sein de “Repères” et de “Caractère”, Marie-Noëlle Martin est à l’écoute des Saranais(es) depuis plus d’une décénie. La médiation est son terrain privilégié.
En 2002-03 nous avons réalisé un dossier pour « Repères », nous avons fait des rencontres. Je me suis rendue compte qu’en matière de handicap on en était toujours à la Préhistoire, qu’au mieux il était ignoré et
qu’il y avait là une discrimination insupportable. Suite à cela, j’ai mis mon carnet d’adresses et ma connaissance des circuits administratifs au service de plusieurs personnes pour débloquer des situations, dont certaines étaient inimaginables.
C’est donc en toute logique que Marie-Noëlle Martin a été désignée par la municipalité comme l’un des trois « référents handicap ». Je n’imagine pas cela comme une mission, mais comme une évidence : essayer de remuer ciel et terre. J’essaie d’amener ce que je peux. Je suis satisfaite car d’autres personnes m’ont rejointe, personnes qui font aussi des choses. Une dynamique s’est réveillée autour de la prise en compte du handicap.
Un peu plus d’un an plus tard, Marie-Noëlle esquisse un premier état
des lieux à Saran : Il y a eu un changement énorme au niveau des mentalités. Le changement matériel se fait petit à petit. Au niveau
municipal, les choses ont vraiment évolué. Il n’y a pas une journée
sans une question, une réflexion sur le handicap. Ce fourmillement,
cette dynamique doivent durer et se développer. Point d’autosatisfaction
pour autant. Le handicap a tendance à renfermer, isoler les personnes. Il
y a sans doute encore des gens, dans leur coin, qui n’osent pas, qui pensent que ce n’est pas pour eux, qui sont seuls, confrontés à leurs problèmes. On ne peut que les appeler à nous contacter. Les échanges, justement, sont source de satisfaction pour Marie-Noëlle Martin. C’est vrai que les gens remercient quand en mairie on débloque leur situation, mais l’essentiel c’est qu’à présent on voit les personnes handicapées
sortir de chez elles, s’exprimer, s’investir pour faire avancer les choses avec nous. C’est une récompense énorme. Quant à l’avenir, plus global, Marie-Noëlle reste dubitative : Dans l’Agglo, seules trois villes ont mis en place la commission d’accessibilité pourtant obligatoire... Raison de plus pour poursuivre le travail. Car Rien n’est
jamais acquis.
La question du handicap n’est pas un sujet facile à aborder avec ses enfants. Pour vous y aider, l’équipe de la bibliothèque municipale vous proposera régulièrement des romans, albums... choisis parmi les meilleurs
de la littérature jeunesse. Premier chapitre.

« La valise oubliée » Parce que depuis que son papa a perdu un pied dans un accident, Johan ne doit plus rigoler, plus parler, plus faire de bêtise, sa mère l’éloigne autant que possible de la maison. C’est comme ça que chaque mercredi, il se retrouve à l’atelier théâtre, dans le rôle du clown Cornichon. Un jour la troupe est invitée à jouer son spectacle pour des petits malades. Dans la salle seulement trois rangs de chaises, mais plus de quatre vingt spectateurs... La rencontre avec les enfants handicapés est une véritable révélation pour
Johan et ses copains. Le garçon réalise que si son père a perdu un membre, le plus grave est que toute la famille a perdu les pédales. En rentrant dans l’autobus, il sait tout ce qu’il va faire et tout ce qu’il va dire pour que ses parents rompent avec l’isolement dans lequel ils se sont enfermés et retrouvent le goût de vivre.
Une très belle histoire à lire dès l’âge de 4 ans. / La valise oubliée de Jeanine Teisson. Editions Syros. Disponible à la bibliothèque municipale.
Action commune
Bienvenue au club
L’action menée par la municipalité et par les référents Handicap commence à faire tâche d’huile. Ces derniers mois, deux Saranais sont spontanément venus les rejoindre et se mettre au service du collectif
qui œuvre pour que les choses avancent. Il s’agit de Nathalie Lagarde et Nicolas Roger. Madame Lagarde est une jeune maman arrivée depuis peu à
Saran. Sans emploi pour quelques mois, elle qui étudie la langue des signes à Paris, s’est proposée pour faire l’interprète lors de
rendez-vous, rencontres... Ce qui a été le cas au cours de la réunion du 24 mai dernier. Nicolas Roger, qui a passé une grande partie de sa jeunesse à Saran, est aujourd’hui ergothérapeute.Il se met lui aussi à la disposition du groupe.
Merci à eux et que leur démarche puisse donner des idées à beaucoup
d’autres personnes.
La prochaine réunion
La prochaine réunion plénière avec les Saranais souffrant de handicap aura lieu à l’automne comme prévu, vraisemblablement fin octobre. Un responsable de la Maison Départementale des Personnes Handicapé sera invité à présenter cette institution. Un courrier individuel sera adressé à chacun une dizaine de jours auparavant. Les personnes qui ne reçoivent pas d’invitation et qui souhaiteraient participer, peuvent se faire connaître au : 02 38 80 35 37.
Du bout des doigts
Parce que les enfants déficients visuels ont le droit d’accéder à la culture en général et à la lecture en particulier. / Parce que les parents déficients visuels, doivent, comme tout un chacun pouvoir raconter des histoires et apprendre à lire à leurs enfants. / Parce que l’exercice de ces droits passe par l’édition adaptée : livres illustrés tactilement, braille..., albums variés et de bonne qualité artistique et littéraire. /// Le devoir de la collectivité , et donc de l’Etat, est de soutenir ce type d’édition, ce qui n’est pas le cas puisque les subventions sont en baisse depuis plusieurs années. //// Face à cette situation, l’association « Les doigts qui rêvent » fait signer une pétition réclamant le soutien par les pouvoirs publics de l’édition adaptée, ceci au nom d’un égal accès à la culture et à la connaissance des personnes déficientes visuelles.
> La pétition est disponible à la bibliothèque municipale ou sur le site de l’association : http://www.Ldqr.org
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