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Journal Handicap n° 6 décembre 2009
D’ici 2015, l’accessibilité du cadre bâti réalisé et les transports mis en place devront être accessibles et ceci sans distinction. Crise oblige, les recettes risquent encore d’être fortement diminuées par les choix gouvernementaux.
La suppression de la taxe professionnelle, contribue fortement à l’étranglement financier des communes. Celles-ci ne pourront vraisemblablement pas tenir leurs échéances. On ne peut pas être à l’écoute des personnes en situation de handicap sans déployer une stratégie locale responsable. Le saupoudrage reste de mise. Ceci est inacceptable !
Je vais plutôt vous informer de ce qui se passe sur le terrain. La mairie de Saran organise un concours de dessins s’inscrivant dans le cadre des campagnes municipales « Handicap ». La remise des prix se déroulera le 29 mai 2010 à l’occasion des Rencontres Saranaises. Tous les élèves peuvent participer, pour autant qu’ils soient inscrits dans les écoles du Bourg, des Sablonnières, du Chêne Maillard et des Aydes.
Il est ouvert aux élèves de CE2, CM1 et CM2. Le règlement, les formulaires d’inscriptions seront disponibles dans les écoles et à l’accueil de la mairie.
J’invite les élèves à se joindre à un esprit, un rêve : Ensemble garantir un devenir meilleur. J’ai la certitude que nos jeunes Saranais seront créatifs, illustratifs, et répondront présents. Aucun préjugé ne viendra entraver leur création.
Bonne réalisation à tous.
La collaboration de l’Association des paralysés de France, reste de mise dans nos réalisations et projets, dans ce cadre, j’ai rencontré M. Kristof Colliot, nouveau directeur de délégation départementale du Loiret. Nous avons longuement échangé et ensemble allons travailler pour donner plus d’amplitude à notre coopération.
Au mois de septembre dernier, une exposition de tableaux a eu lieu à la salle des Aydes, des artistes en situation de handicap ont exposé. Grâce aux professionnels de la Couronnerie, en particulier à la ténacité de deux encadrantes, ce moment fut unique et valorisant pour les artistes. Cette expérience sera à réitérer, non pas dans des lieux atypiques et catégorisant, mais dans les salles du château de l’Étang, sans différenciation aucune.
J’éprouve un vif intérêt à vous présenter l’association Handi’Chiens. L’oeuvre de cette association est d’éduquer des chiens pour assister et faciliter la vie de tous les jours à des personnes en situation de handicap. L’association Handi’Chiens a fêté ses 20 ans. À cette occasion elle a remis Cachou, millième chien d’assistance à Ylan, cinq ans et paraplégiques. Grâce à cette association, à ces chiens, la solitude est rompue. Une connivence s’installe, j’ose dire l’autonomie est devenu possible.
Je vous invite à découvrir cette association, cela vous permettra entre autres de confirmer que le chien fait partie intégrante de notre société, un compagnon unique, celui qui est toujours là et qui ne juge pas.
N’est-il pas le meilleur ami de l’homme ! René Avinain
La S.S.O. s’expose
Nous avons exposé nos peintures à la salle des Aydes de Saran du vendredi 18 au dimanche 20 septembre 2009.
Plusieurs thèmes ont été présentés : l’Asie, regards sur les planètes, les célébrités, l’abstrait, les peintures inspirées de Van Gogh, le carnaval et les peintures diverses.
Le vernissage a eu lieu le vendredi soir : beaucoup d’invités sont venus admirer nos toiles et nous soutenir dans notre projet. Sur trois jours, nous
avons eu 149 entrées. Nous ne pensions pas avoir autant de visites. Cela nous a prouvé que le public s’intéresse à nous, ce qui va nous permettre
d’avancer. À l’avenir, nous espérons pouvoir exposer à nouveau nos travaux.
Nous remercions M. le Maire et les élus de la mairie de Saran, MM. Avinain et Bordat, Mme Hery et toute l’équipe d’APC, les administrateurs et les membres de l’ASDM, tous les visiteurs. Un grand merci à Christelle et Audrey qui nous ont permis de nous faire connaître du public et qui ont montré beaucoup de patience et de regards envers nous.
Brigitte Dagois et son tableau gagnant du vote du public.
* La peinture m’a apportée des émotions que je n’avais pas avant. La peinture est un moment de partage et de détente. Marie-Claire Guerchet.
* La peinture m’a apportée un bien-être moral et physique parce que ça m’a obligé à me contrôler donc à être plus précise dans mes gestes. Béatrice Balestro.
LE 17 OCTOBRE DERNIER, HANDI’CHIENS REMETTAIT GRATUITEMENT SON 1000e CHIEN D’ASSISTANCE À YLAN, UN GARÇON DE CINQ ANS PARAPLÉGIQUE. PAR CET ACTE BIEN PLUS QUE SYMBOLIQUE, CETTE ASSOCIATION NATIONALE A CÉLÉBRÉ SES VINGT ANS D’ACTIONS AU SERVICE DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP MOTEUR.
Entre Cachou, magnifique labrador de vingt-quatre mois, et Ylan, garçonnet de cinq ans paraplégique, c’est avant tout l’histoire d’une rencontre. Mais Cachou est aussi le 1000e chien d’assistance remis gracieusement à une personne en situation de handicap moteur par l’association Handi’Chiens.
À l’origine de cette rencontre, un stage de quinze jours
destiné à évaluer les capacités des personnes handicapées à disposer d’un chien d’assistance. À l’issue de celuici, Ylan et Cachou se sont mutuellement choisis. Un moment magique où la complicité s’installe et où le choix s’impose comme une évidence.
La décision de confier Cachou à un si jeune enfant n’a pas été facile pour l’équipe d’éducateurs, car elle engageait toute une famille. « Je veux un chien, c’est tout ! » avait indiqué avec détermination Ylan, qui a ainsi tout fait pour réussir les tests et relever là un véritable défi.
Pour ses parents, la complicité qui s’est installée si naturellement entre l’enfant et le chien est un sujet d’émerveillement et de bonheur au quotidien. « Ylan a toujours été un petit garçon très joyeux, très sociable. » confient-ils. « Cachou, qui lui ressemble, lui a beaucoup apporté au niveau de sa construction.
Pour nous, c’est devenu « un grand petit garçon ». Il a gagné en maturité. Il a franchi un palier… Il a appris la responsabilité. Quand on n’a pas l’usage de ses jambes, c’est précieux d’avoir un ami qui en a quatre. »
VINGT ANS D’ACTIONS
C’est en 1989 que l’association Handi’Chiens est née, tout d’abord sous le nom d’ANECAH, (Association nationale d’éducation de chiens d’assistance pour personnes handicapées).
Marie-Claude Lebret, responsable du centre d’éducation d’Alençon, et fondatrice de l’ANECAH se souvient : « Tout débute en 1986 par un reportage télévisé réalisé aux États- Unis, montrant l’histoire émouvante d’un chien d’assistance avec sa maîtresse handicapée en fauteuil roulant.
C’est la première fois que je voyais un chien appeler l’ascenseur ! ».
L’idée d’introduire ce concept en France est née. Il faudra trois ans avant que le projet se concrétise.
Ainsi, dès 1991, quatre premiers chiens sont remis à leurs maîtres handicapés. 1997 voit l’ouverture du second centre d’éducation à Lyon, avant ceux de Saint-Brandan et de Vineuil en 2003. En 2001, quatre cent chiens ont déjà été attribués. L’année 2005 marque un tournant important : L’aide animalière dispensée par les chiens d’assistance est reconnue par la Loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. L’année suivante, les centres Handi’Chiens sont labellisés.
À ce jour, cette association nationale s’appuie sur le dévouement de plus de 300 bénévoles, dont 35 délégués régionaux aux familles d’accueil.
Des bénévoles, mais aussi des salariés qui s’ emploient à oeuvrer pour les personnes en situation de handicap moteur, afin de leur offrir une aide et un réconfort au quotidien, une ouverture vers plus d’indépendance ou
d’autonomie.
Précision : chaque chien d’assistance attribué
gracieusement par l’association constitue un coût de 13 000 euros.
UN CHIEN D’ASSISTANCE POUR QUI ET COMMENT ?
C’est au million et demi de personnes privées de mobilité, dont de nombreux enfants souffrant de maladies neuromusculaires, que sont destinés prioritairement les chiens éduqués par Handi’Chiens.
L’Association remet également des chiens d’éveil à des enfants autistes, polyhandicapés ou handicapés mentaux, ainsi que des chiens d’accompagnement social destinés aux institutions telles que les maisons de retraite et les centres de rééducation fonctionnelle.
L’aide animalière est un moyen de compensation du handicap. Elle permet aux personnes en situation de handicap moteur de progresser sur la voie de l’autonomie, de la réinsertion sociale et de trouver auprès de leur chien complicité, réconfort et sécurité. L’origine ou la lourdeur du handicap ne constituent nullement un obstacle pour l’obtention d’un chien d’assistance. Ce qui est importe, c’est le désir profond d’avoir un chien et de faire preuve de motivation pour prendre la responsabilité d’un animal.
Motivation donc, et un niveau d’élocution suffisant pour que les ordres soient compris par le chien. Pour se voir attribuer ce précieux compagnon, il suffit de faire une demande auprès de Handi’Chiens ou de l’un des ses quatre centres d’éducation.
Dès lors, un responsable se rend au domicile du demandeur afin de mieux connaître son mode de vie, son entourage et son environnement. Puis la personne en situation de handicap suit un stage. C’est pendant celui-ci que se forme le couple « maître/chien » et qu’ensemble, ils prendront le départ d’une nouvelle vie.
DES COMPAGNONS PRÉCIEUX ET EXCEPTIONNELS
Principalement de races labradors et golden retrievers, les chiens formés par Handi’Chiens sont capables de répondre à plus de cinquante ordres. Soit une aide particulièrement précieuse. Pour cela, le chien est amené à vivre un parcours éducatif en quatre étapes : Dès sept semaines, ils sont sélectionnés chez les éleveurs par les éducateurs. Puis le jeune chiot va vivre pendant seize mois dans une des 250 familles d’accueil de l’association, afin d’être socialisé et pré-éduqué. Répondant déjà à trente ordres, le désormais chien rejoint l’un des quatre centres d’éducation pour une formation de six mois.
À l’issue de celle-ci, l’animal vit avec son futur maître un dernier stage d’adaptation de deux semaines, avant de débuter une nouvelle vie. Mais l’histoire ne s’arrête pas là : L’association, conformément à ses engagements, assure le suivi global et pérenne du chien confié et la formation des personnes responsables.
À noter enfin, que la labellisation des quatre centres d’éducation permet aux personnes en situation de handicap moteur disposant d’un chien d’assistance de se voir attribuer « l’aide animalière » prévue par la loi 2005. Cette allocation de 50 euros par mois pendant cinq ans est renouvelable.
Pour l’obtenir, il faut en effectuer la demande auprès de la MDPH (Maison départementale des Personnes Handicapées) (MDPH) et obtenir l’accord de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées
(CDAPH).
Handi’Chiens
151/161, rue Nationale 75013 Paris / Tél. : 01 45 86 58 88
www.handichiens.org
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Les quatre centres d’éducation des chiens d’assistance
Le plus proche de chez nous : Val de Loire Alençon Lyon Bretagne |
Afin de répondre aux attentes des personnes en situation de handicap moteur, notamment en matière de structures et de services spécialisés, trois associations se sont récemment unies pour créer un réseau départemental.
Entretien avec Kristof Colliot, directeur de la Délégation départementale de l’APF (Association des Paralysés de France).
Comment est née l’idée de ce réseau et quelle est sa vocation ?
Kristof Colliot : L’idée est née d’une démarche commune de trois associations : Handas, la Couronnerie et la délégation départementale
de l’APF (Association des paralysés de France. Ces trois structures ont décidé de s’associer, d’unir leurs forces, afin de former un réseau, au niveau du Loiret, spécifiquement dédié au handicap moteur. Il s’agit de défendre les droits et de répondre aux besoins des personnes en situation de handicap moteur. Ce réseau a pour vocation de travailler à répondre aux besoins exprimés et non encore satisfaits. Il oeuvre notamment en
matière de conditions de vie (ressources, accessibilité, mobilité, emploi, école, vie sociale…). Il entend créer des réponses, que ce soit de services ou d’établissement d’hébergement. Son objectif est d’en finir avec la dilution du handicap en général et de s’orienter vers les spécificités du handicap moteur. Ce réseau entend représenter les personnes en situation de handicap moteur dans les instances existantes : MDPH (Maison départementale du Handicap), groupe de travail, accès à la culture…, et
d’avoir une réelle visibilité pour être entendu sur les préoccupations
des personnes.
Au niveau de l’APF du Loiret, quelles sont vos préoccupations actuelles ?
K. F. : Nous sommes mobilisés notamment face au manque
d’auxiliaires de vie scolaire. De fait, une cinquantaine d’enfants
handicapés moteurs ne sont pas scolarisés actuellement dans notre département. Cinquante enfants qui restent chez eux et qui n’ont par conséquent pas de lien social. Il existe pourtant une obligation légale qui incombe à l’Inspection académique de scolariser ces enfants en milieu ordinaire. Nous, au sein de l’APF, nous pouvons les accompagner.
Quel constat dressez-vous plus globalement en matière d’accessibilité ?
K. F. : Au 1er décembre, 1 898 jours nous séparent du 1er janvier 2015. À cette date, les bâtiments et les voies publiques devront être accessibles, sous menace de sanctions financières prévues par la loi. Pour l’heure, les élus locaux ne semblent pas être plus concernés que cela, ils pensent avoir tout leur temps. Dès 2015, il y aura des actions menées en justice.
Pour attester de l’accessibilité dans le Loiret, on s’appuie sur le baromètre mis en place par l’APF et l’Expres. À titre d’exemple, seules 5 % des écoles de la ville d’Orléans sont accessibles. Au niveau des transports en commun, c’est la galère. On a donc alerté l’ensemble des élus sur les problèmes.
En matière d’accessibilité à l’emploi, des décisions positives ont été prises. Mais au-delà, il s’agit d’accessibilité au revenu. L’allocation versée aux personnes en situation de handicap n’équivaut toujours pas le Smic, et sans emploi dans un milieu ordinaire, celles-ci vivent avec moins de 700 euros mensuels, soit sous le seuil de pauvreté.
Quel message adressez-vous aux personnes en situation de
handicap moteur ?
K. F. : Que les personnes qui ont le moindre problème n’hésitent
pas à nous contacter. On les aidera et/ou on les aiguillera vers les structures compétentes. Il ne faut pas que les gens restent seuls avec leur handicap. L’APF, c’est 28 000 adhérents au niveau national et 250 dans le Loiret et une force de représentation et une liberté totale de parole.
APF - Délégation du Loiret
11, rue Robert-le-Pieux à Orléans
Tél. : 02 38 43 28 53
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Numéro unique
02 38 80 35 55 Ce numéro de téléphone vous permet de rentrer |
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mis à jour le 26 novembre 2009
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