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Disparition de Georges Séguy

Georges Séguy au retour du camp de Mauthausen en mai 1945. Photo l'Humanité mardi 16 août 2016.« Conjuguer le verbe résister à tous les temps »

Avec la disparition de Georges Séguy, c'est un ami de Saran et du Loiret où il s'était installé à sa retraite, qui vient de se taire. Nous l'avions plusieurs fois accueilli dans notre ville, la dernière, en 2008, à l'occasion d'une conférence sur l'histoire du syndicalisme. Une histoire dont il fut l'un des principaux acteurs.

Avec lui nous partageons l'idée qu'il nous faut savoir « conjuguer le verbe résister à tous les temps ». La résistance sera le fil rouge de sa vie et de ses engagements politiques et syndicaux.

L'engagement n'attend pas le nombre des années. À 15 ans à peine, « par amour de la liberté et pour défendre le pays, par refus de s'incliner devant les lois du gouvernement de l’État français » le jeune communiste rejoint rejoint la Résistance. Cela lui vaudra une dénonciation et la déportation à Mathausen. Il en reviendra et n'aura de cesse alors de défendre la liberté, la tolérance, la solidarité et la démocratie. Autant de valeurs transmises par ses parents et qui trouveront place dans son action syndicale.

En 1967 il devient Secrétaire général de la CGT. Il avait vécu le Front Populaire à travers ses yeux d'enfant, il sera acteur de 1968.

Progressiste, il n'a eu de cesse de placer le progrès et l'émancipation humaine au centre de ses combats. Il prolongeait l'action syndicale à la CGT par un engagement politique au Parti Communiste.

Georges Séguy qui a longtemps porté la voix des salariés de notre pays aura été un personnage historique du XXe siècle.

Maryvonne Hautin,
Maire de Saran

Nous y reviendrons dans un prochain Repères.

Dernière mise à jour : 18 août 2016